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Service civique : un piège ?

14/10/2016

 

Seule la question du Service Civique, évoquée lors du dernier Conseil Municipal, mérite, à mes yeux, que l'on s'y attarde ; les autres points étant essentiellement techniques et/ou administratifs. Pour ce point (le n° 13), voici le contenu de mon intervention qui s'est conclue par une abstention :

 

• Un constat : en deux ans, il n’y a que l’adjointe à la culture et à l’environnement, Arlette Jaworski, qui a recours au service civique contrairement à ses autres collègues adjoints.

 

• Une question : que fera exactement la personne en service civique chargée du « développement d’actions liées à l’accès à la culture pour tous » ? L’adjointe, un peu agacée par mon constat précédent, a répondu en décrivant les missions générales définies dans ce dispositif. Je l’ai interrompue pour lui dire qu’elle ne répondait pas à ma question. Peu à l’aise, elle a eu du mal à indiquer que cette personne irait à la bibliothèque et dans les activités périscolaires.

 

• Ci-dessous, se trouvent les différents arguments qui justifient mon positionnement - y est inclue une partie de ceux que j'ai développés lors du Conseil Municipal du 23 septembre 2015 (point 22) - :

 

o Les jeunes sans travail, sans revenus, acceptent cela parce qu’il s’agit d’un moindre mal et non d’une réelle volonté de s’investir bénévolement dans la majorité des cas. « Il faut bien manger ou participer au frais de sa famille ». S’il faut quelqu’un, alors carrément prendre, a minima, un emploi aidé qui, lui, garantit un salaire minimum mais plus correct que ce qui est attribué dans ce service volontaire.

 

o Les formations données dans ce cadre ne sont pas qualifiantes.

 

o C’est l’équivalent de l’exploitation des stagiaires devenue par trop habituelle.

 

o A mes yeux, le service civique c’est tout le monde ou personne, filles et garçons (similitude avec l’ex service militaire où tout le monde y allait sans distinction d’origine sociale). Ce qui n’est pas le cas ici.

 

o l’indemnité prise en charge par l’état est faible (moins de 500 € mensuels).

 

o le soutien complémentaire imposé à la structure d’accueil est encore plus faible (moins de 120 €), soutien complémentaire qui peut être soit en rémunération, soit en hébergement, soit en matériel pour 24 heures de travail hebdomadaires.

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