Contrexéville avec Passion mais Raison

© 2050 - Jean-Pierre Fournier

En toute modestie ....

11/02/2019

 

... Un point commun entre le Grand Débat National (GDN) et la Concertation Publique Préalable (CCP) sur le bon usage de l'eau du robinet

du secteur Bulgnéville-Contrexéville-Vittel :

 

la CNDP (Commission Nationale du Débat public).

 

Dans la première situation (GDN), cette commission, lors de sa séance du 9 janvier 2019, prend acte du retrait de sa présidente de sa mission d’accompagnement et de conseil du gouvernement dans l’organisation du GDN (Grand Débat National).

Elle considère également que sa mission de conception et de mise à disposition des outils nécessaires à l'organisation du grand débat est accomplie.

 

Autrement dit, constatant que le respect des principes fondamentaux du débat public n’était pas garanti, la Commission Nationale du Débat Public s’est retirée. Dans le rapport qu’elle a ensuite rédigé, elle critique, notamment, le recours à des questionnaires, en regrettant que le débat soit encadré, et non ouvert.

 

Et alors ?

 

Dans la seconde situation (CPP), cette commission a désigné les garants de la concertation publique préalable qui est réalisée sur l'utilisation de l'eau du robinet de la nappe GTI.

 

Et alors ?

 

Alors, ce qui a généré le retrait de la présidente de la commission et celui de la commission elle-même du Grand Débat National ne semble pas émouvoir les garants de la consultation réalisée dans la plaine de l'Ouest Vosgien, garants qui ont été nommés par cette commission.

 

Et alors ?

 

Alors, les recommandations de la CNDP sont-elles, jusqu'ici, mises en œuvre dans la concertation publique préalable du bon usage de l'eau du robinet de la nappe du GTI secteur Sud-Ouest ?

 

Ce qui est valable au niveau national ne le serait-il pas au niveau local ?

 

Les participantes et participants l'ont-ils constaté ?

 

Moi, non.

 

Ci-dessous, quelques recommandations de la CNDP :

 

" Pour les réunions d’initiative locale : le kit méthodologique a été finalisé par la CNDP, dans la mesure où le Gouvernement a souhaité le modifier et le valider, il ne peut plus être sous logo CNDP. "

 

" S’agissant des principes, la cartographie de positionnement des différents acteurs permet de constater une très forte attente à l’égard du Grand Débat National. Un grand nombre d’acteurs souhaitent s’engager. Néanmoins, cette participation est conditionnée à quatre questions déterminant la confiance dans le dispositif : clarifier avant le lancement du débat national les modalités précises de prise en compte de ses résultats par le Gouvernement. Un acteur illustre avec ses mots cette position : « j’y vais, si j’y crois ». Cette position est particulièrement forte chez les acteurs associatifs ;veiller à ce que les sujets soient ouverts ;garantir la neutralité dans la restitution des résultats de ce débat national, position très forte chez l’ensemble des acteurs ;garantir que le processus ne se transforme pas en opération politique « pour » ou « contre » le Gouvernement, position forte chez les acteurs politiques. "

 

" Le Gouvernement a également souhaité afficher dès l’ouverture de la démarche participative, ce qu’il qualifie comme ses « lignes rouges », c’est-à-dire les décisions sur lesquelles il ne reviendra pas. Par son expérience du débat public, la CNDP a déconseillé ce positionnement qui est systématiquement assimilée à un signal de fermeture, quel qu’en soit le bien-fondé. Nous avons également émis des réserves sur le recours à un ou des questionnaires comme clé d’entrée dans le débat. Cet outil est systématiquement critiqué. Il l’est d’autant plus dans le cadre de ce débat. "

 

" Nous déconseillons fortement de préciser publiquement avant le débat les « lignes rouges », c’est à dire les propositions que le Gouvernement refusera quoi qu’il advienne de prendre en compte, et plus encore les sujets dont il ne veut pas débattre. L’expérience de la Cndp lui permet d’affirmer qu’afficher une telle position avant l’ouverture du Grand Débat National en videra les salles ou en radicalisera plus encore les oppositions. Un débat qui ne permet pas d’aborder l’option zéro d’un projet, c’est à dire son abandon, est systématiquement un échec. Par contre, il ne vous sera jamais reproché de répondre négativement et de manière argumentée. Nous déconseillons également très fortement d’utiliser les mots de pédagogie, d’explication, ou tout autre terme qui laisse à penser que les décideurs n’écoutent pas et se placent toujours dans une position de supériorité. Plus généralement, l’expérience de la CNDP permet d’affirmer que la seule pédagogie acceptable lors d’un débat est la « pédagogie réciproque » et non unidirectionnelle. Un débat renseigne toutes les parties prenantes des points de vue, des arguments et des informations dont chacun dispose. Enfin le débat ne sert pas à faire accepter les projets, mais à faire émerger leur condition de faisabilité. "

 

" Les principes. Quoi qu’il en soit, il est indispensable que la restitution respecte un certain nombre de principes :La fidélité aux propos : pas de réinterprétation ou de reformulation, les citoyens doivent pouvoir retrouver leur parole dans les conclusions, il faut essayer d’étayer au maximum les constats par des citations extraites de verbatims ou issues d’échanges réels (pas de citation de données de deuxième main). La transparence du processus : quels que soient les choix méthodologiques, ils doivent être clairement énoncés en amont et rendus publics. La non-hiérarchisation : il ne faut pas hiérarchiser les propositions formulées dans le cadre du débat. On peut donner à voir des éventuelles hiérarchisations effectuées par les participants dans les conférences régionales ou sur la plateforme, mais la priorisation ne doit en aucun cas être faite par les rédacteurs du rapport final.La neutralité des rédacteurs : les rédacteurs ne doivent jamais donner ou laisser transparaître leur avis sur les sujets traités, ni utiliser des adjectifs connotés relavant d’une logique de jugement.Par ailleurs, il est important d’essayer, dans la mesure du possible, de rapporter les arguments mobilisés par les participants pour justifier leur positions et leurs propositions. Il est important pour le décideur de pouvoir accéder aux logiques argumentatives qui mènent aux propositions et aux positionnement (surtout les plus tranchés). "

" Neutralité et écoute pendant le Grand Débat National. Pendant le Grand Débat National, les membres du Gouvernement comme les parlementaires doivent s’engager à adopter une posture d’écoute active. Etre absents de toutes les réunions leur serait reproché. Ce serait une marque de dédain. Nous avons en effet analysé les discours développés par les premiers gilets jaunes anonymes qui se décrivaient tous comme de « simples citoyens » que le Gouvernement et les décideurs dans leur ensemble n’écoutent pas. La posture d’écoute active implique de ne jamais prononcer de discours en ouverture, en clôture ou depuis une estrade, mais de répondre éventuellement aux questions posées. L’exercice sera particulièrement difficile compte tenu des risques forts d’interpellations virulentes. Il est également probable que le Gouvernement et décideurs publics souhaitent prendre des décisions ou des positions pendant le Grand Débat National, sans attendre ses conclusions. Il est important de clairement faire le lien entre ces décisions et le débat, et de les argumenter. Nos concitoyens ne doivent pas en déduire que tout est décidé avant même les conclusions du débat. "

Etc. Etc.

 

 

Pour consulter le rapport dans sa totalité: http://www.courrierdesmaires.fr/wp-content/uploads/2019/02/Rapport-CNDP-GDN-compressed.pdf

 

 

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